Atelier montagne

A moi !

Je suis en vacances en famille aux pieds de grandes montagnes. De bonne heure le matin, le soleil éclaire les sommets enneigés, les rochers puis les alpages.
On se ballade au milieu de ce paysage sauvage, avec tous, il me semble, un sentiment de liberté.
Les chemins sont sinueux, escarpés mais cela n’empêche pas le plus petit de galoper comme un cabri. Les plus aguerris avancent vite, les derniers sont plus lents mais déterminés.
Au bout de quelques heures de marche, nous atteignons notre objectif : le sommet où trône une immense croix, une vue imprenable à 360°.
Après la joie et la fierté d’avoir atteint le sommet vient la récompense : le pique nique !!
Tout le monde s’installe autour des sacs à dos, quand tout à coup, les mines s’assombrissent ! une catastrophe se profile : Qui a oublié le repas……
A.L

Méli-mélo sur son vélo :
Au réveil d’un dimanche de début octobre, je suis très enthousiaste en sautant dans mon short rembourré, en mettant mon tee-shirt à poches, en enfilant mes gants et en fixant mon casque sur la tête. Je pars de chez moi avec le soleil levant qui me pousse dans le dos pour arriver au point de rendez-vous sur le parking de l’Escale. Je suis déjà épuisée !! Mais pas le temps de s’apitoyer sur son sort, je suis déjà en route avec mes deux compagnons d’aventure.
Après plusieurs km parcourus sur les chemins, je me retrouve en train de pousser mon VTT à travers les arbres. La montée est raide et dure mais ça en valait la peine d’atteindre la crête du Mont Fred. C’est l’automne et le dégradé de couleur rouge orangé est majestueux sur le Désert de la Chartreuse. Nous restons un bon moment à observer cette carte postale où le soleil commence à s’élever dans le ciel.
Le moment est venu de penser à abaisser ma selle pour entamer la descente qui s’annonce acrobatique. C’est parti !! Mon VTT s’engage sur la glaise, les cailloux de toute sorte et les feuilles glissantes. Je tremble de tout mon corps. Les branches me giflent les joues. Je sens le vent sur mon visage qui accélère. La vitesse m’entraîne et je ne contrôle plus rien. D’un seul coup, j’aperçois la roue arrière de mon VTT au-dessus de ma tête et je me retrouve aplatit au sol nez à nez avec un ver de terre qui doit bien se marrer de ma gamelle. Avec de l’aide pour enfourcher à nouveau mon vélo, je termine tant bien que mal ce parcours qui s’annonçait si paisible à mon réveil.
D.D.

Épuisée, au bout du rouleau, submergée par les pleurs et cris des enfants, je ploie sous mon rôle de « maman » et ne pense qu’à une seule chose : m’éloigner, m’évader, quitter la maison pour m’aérer l’esprit, me libérer…et pourquoi pas ne pas revenir ?.
Me voilà donc par les chemins, avançant sans but au rythme de mes pensées, un pas après l’autre, chaque foulée laissant échapper un peu la pression accumulée. Je marche encore et encore, jusqu’au sommet le plus haut autour de moi, et atteins enfin une clairière oubliée de tous. Tout y est si calme et paisible. Je fais une brève halte envahie par la sérénité des lieux. Puis seule je reprends ma route et avance sur un sentier escarpé non répertorié en bord de falaise dans le massif de la Chartreuse. Je croise quelques marmottes et autres habitants des lieux et tout en bas, minuscule, la maison ronronne dans son écrin de verdure.
Après quelques heures de marche, j’atteins enfin le grappillon. La vallée s’étale à mes pieds, envahie peu à peu par la brume. Une vue à 360 degrés s’offre à mes yeux : à l’est le Mont Blanc baigné par les derniers rayons du soleil, au sud la Chartreuse qui s’étale jusqu’à Grenoble et à l’Ouest le paysage qui s’ouvre en directement de la région lyonnaise. Tout est si vaste, je me sens si petite. Mes tracas me paraissent à l’instant si dérisoires.
Je profite encore un instant de ce pur bonheur. Le temps passe si vite..soudain une voix résonne entre les falaises, rappel insistant du monde réel : »il faut aller traire, il faut aller traire, il faut aller traire ». Fin de la parenthèse enchantée, il faut désormais rentrer. Je suis triste, je rebrousse chemin et reprend pied dans la réalité, je rentre finalement à la maison, ouvre la porte et mes enfants, heureux de me revoir me demandent enfin : « Maman, maman, maman…..qu’est-ce qu’on mange ce soir ? »
A.B.