Essais

9782330070472FS « Le règne du vivant » Alice Ferney : Aiguillonné par la curiosité, et très vite porté par l’admiration, un journaliste norvégien s’embarque sur l’Arrowhead avec une poignée de militants s’opposant activement à la pêche illégale en zone protégée. A leur tête, Magnus Wallace, figure héroïque et charismatique qui lutte avec des moyens dérisoires – mais un redoutable sens de la communication – contre le pillage organisé des richesses de la mer et le massacre de la faune.
Retraçant les étapes de cette insurrection singulière, témoignant des discours et des valeurs qui la fondent, Alice Ferney s’empare d’un sujet aussi urgent qu’universel pour célébrer la beauté souveraine du monde marin et les vertus de l’engagement. Alors que l’homme étend sur les océans son emprise prédatrice, Le Règne du vivant questionne le devenir de « cette Terre que nous empruntons à nos enfants » et rend hommage à la dissidence nécessaire face au cynisme organisé.
9782330070465FS« Le monde a–il un sens » J-M Pelt et P. Rabhi :Deux figures majeures de la pensée écologique partagent leurs réflexions autour de cette question aussi ancienne que la naissance sur Terre d’êtres doués de pensée. En retraçant les différentes étapes de l’évolution, du big bang à l’émergence de l’homme, Jean-Marie Pelt montre que le moteur de ces changements est l’associativité, ou comment des éléments simples s’unissent pour aboutir à des entités plus complexes faisant émerger de nouvelles propriétés.
L’apparition de la vie résulte de ce système de coopération, n’en déplaise à ceux qui n’y voient que hasard et contingence. Pierre Rabbi prolonge la pensée du scientifique en défendant avec vigueur et générosité le principe d’associativité dans nos sociétés modernes corrompues par l’individualisme et la compétition.
41o4lrux3nl-_sx310_bo1204203200_Pierre Rabhi a vingt ans à la fin des années 1950, lorsqu’il décide de se soustraire, par un retour à la terre, à la civilisation hors sol qu’ont commencé à dessiner sous ses yeux ce que l’on nommera plus tard les Trente Glorieuses. En France, il contemple un triste spectacle : aux champs comme à l’usine, l’homme est invité à accepter une forme d’anéantissement personnel à seule fin que tourne la machine économique.
L’économie ? Au lieu de gérer et répartir les ressources communes à l’humanité en déployant une vision à long terme, elle s’est contentée, dans sa recherche de croissance illimitée, d’élever la prédation au rang de science. Le lien viscéral avec la nature est rompu ; cette dernière n’est plus qu’un gisement de ressources à exploiter – et à épuiser. Au fil des expériences, une évidence s’impose : seul le choix de la modération de nos besoins et désirs, le choix d’une sobriété libératrice et volontairement consentie, permettra de rompre avec cet ordre anthropophage appelé « mondialisation ».
Ainsi pourrons-nous remettre l’humain et la nature au coeur de nos préoccupations, et redonner enfin au monde légèreté et saveur.
1540-1-1« La famille zéro déchets »Réduire ses déchets est le premier geste écologique du quotidien. Mais comment y parvenir ? C’est ce que se sont demandé Jérémie et Bénédicte. Lancés dans l’aventure zéro déchet, ils ont repensé un à un tous les actes de la vie quotidienne : faire ses courses, cuisiner, nettoyer la maison, la meubler, se laver, se maquiller, s’habiller, travailler au bureau, jardiner, bricoler, faire la fête… Résultat : ce livre, illustré en couleurs et plein d’humour, avec des centaines de conseils pratiques et d’alternatives simples pour le quotidien.
Comment organiser un pique-nique sans plastique ; acheter viande et fromage sans emballage ; fabriquer un liquide vaisselle et des cubes nettoyants pour les wc sans chimie polluante ; confectionner sa crème hydratante, sa mousse à raser et son déo ; préparer des goûters à emporter zéro déchet , se procurer des jouets sans carton ni polystyrène. Suivre leur chemin, c’est s’assurer un bilan écologique positif (1 poubelle de 15 L pour 5 semaines).
Mais la cerise sur le gâteau, c’est que l’aventure est bénéfique pour le porte-monnaie, la santé, le goût (on redécouvre le fait-maison), le moral (renforcement positif) et les relations sociales. Le zéro déchet, l’essayer c’est l’adopter ! Jamais Jérémie et Bénédicte ne reviendront en arrière.
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Jinan et Th. Oberlé : « Esclaves de Daech » : « Daech est entré dans le village ! Daech attaque ! » Jinan s’’attendait à devoir partir un jour ou l’’autre dans la précipitation. Un sentiment de danger imminent s’était répandu dans la région dès le début de l’’été 2014 et, avec lui, l’’impression terrifiante qu’’un monde allait s’’effondrer : le sien. Celui des yézidis, habitant au pied des monts Sinjar, dans le nord de l’’Irak, non loin de la frontière syrienne. L’’offensive des djihadistes de l’’État islamique cible les minorités religieuses et ethniques. jinan
Jinan ne pouvait imaginer qu’’elle serait capturée avec sa famille le 4 août par les combattants de Daech, et que bientôt, elle serait séparée d’elle. Ni qu’’elle allait vivre pendant trois mois l’’enfer, celui de l’’asservissement.
Au début de l’’hiver 2014, Jinan rencontre par hasard Thierry Oberlé, grand reporter au Figaro. Elle lui raconte son histoire, timidement, avec pudeur et sincérité. Ses mots précis et justes masquent sa détresse. Jinan est une rescapée. Elle a dix-huit ans, mais en paraît plus, elle est une jeune mariée. Sa voix fluette tranche avec la force de son caractère et sa détermination. Vendue à deux « combattants», un flic et un imam, elle a été torturée et séquestrée. Et contrainte de se convertir à l’’islam, comme toutes les captives des djihadistes. L’esclavage sexuel est, pour Daech, tout ce que méritent ces mécréantes. Jinan a eu de la chance. Elle a réussi à s’’enfuir. Sa guérison passera par ce témoignage, pour elle et pour toutes les femmes qui ont subi le même sort, parfois en y laissant la vie.

– C. Fourest:»L’éloge du blasphème »
– A. de Biase, C. Rossi : « Chez nous. Territoires et identités dans les mondes contemporains »
L’idéologie mondialiste voudrait que, tôt ou tard, nul n’échappe à habiter de la même manière, à satisfaire des besoins identiques et à construire des villes similaires.
Or, sous réserve d’y prêter quelque attention, les vécus et représentations s’avèrent bien plus complexes. Mieux ils résistent à l’homogénéisation rampante.
C’est «un changement d’échelle qui rend, précise Marc Augé, très difficile l’analyse, l’interprétation de l’histoire et même le comportement». Ainsi s’explique le dilemme contemporain : des territoires différentes préfigurent-ils des identités distinctes, et réciproquement des identités distinctes appellent-elles des territoires spécifiques ?
Interrogeant le monde ou des contrées imaginaires, dans une approche volontairement interdisciplinaire, architectes, anthropologues, géographes, urbanistes, sociologues et politologues ont réfléchi aux relations entre identités et territoires, en scrutant leurs effets sur l’architecture et l’urbanisme, sur la notion de frontières matérielles et symboliques ou, plus généralement, sur la conception d’un «chez nous» se déclinant à plusieurs échelles sociales et géographiques.
Malgré certains constats d’uniformisation, ou d’ethnicisation, ces travaux laissent émerger une intelligence humaine, assez rusée pour fuir les extrêmes et penser le «chez nous» de manière plurielle, flexible et contextuelle.Occas : 5€

« J.C Ameissen, »Sur les épaules de Darwin »
« Nous sommes Charlie, 60 écrivains unis pour la liberté d’expression bénéfices reversés à Charlie Hebdo (5€)
Jane Goodall : « Nous sommes ce que nous mangeons »

R. Debray et C. Geffré : « Avec ou sans Dieu« . Régis Debray, philosophe et écrivain, s’impose comme l’un des meilleurs analystes du fait religieux. Pour la première fois, il débat de ses thèses avec un théologien, spécialiste internationalement reconnu de l’histoire des religions. IL rencontre ne la personne du dominicain Claude Geffré, un interlocuteur tout à la fois admiratif et critique de son œuvre. Dans un dialogue vigoureux, ils confrontent leurs points d’accord et de désaccord et nous aident à comprendre les enjeux contemporains des religions. (Occas : 10€)

Landèche A. : « Je t’ai gravé dans le creux de mes mains, récits d’un médecin en prison » Très belles réflexions humaines et chrétiennes sur la monde carcéral, avec de subtiles insertions d’extraits de la Bible.  (15€)

« Pour une éducation à la non-violence«  (Occas : 7€)

 

ECONOMIE :

« Nouveau manifeste des économistes atterrés, 15 chantiers pour une autre économie » : suite du « manifeste d’économistes  atterrés » d’un collectif qui se donne pour but d’impulser la réflexion collective. C’est l’expression publique d’économistes qui ne se résignent pas à la domination de l’orthodoxie néolibérale. 10€

Alternatives économiques : des hors-série : N° 60 : « Allemagne, un modèle à ne pas suivre« (10€) – N° 61 : « Les grandes dates de l’histoire économique et sociale de la France » (9.50€) – N° 69 : « Maîtriser la dette publique : les leçons de l’histoire » (10€)
– B. Maris  : « Et si on aimait la France »

Le rapport Stiglitz » (8.50€)

 La troisième Révolution Industrielle » de Jeremy Rifkin (9.70€)

« La Chine en dix mots » de Yu Hua (8.70€)
H. Duchemin : « Bee happy » :
G. Giraud : « L’illusion financière »
N. Klein : « La stratégie du choc«  »Tout peut changer »

C. Senik : « L’économie du bonheur«  : C. Senik est spécialiste de l’économie du bien-être et de l’économie comportementale. Le livre porte sur la question du bonheur dans nos sociétés, la façon de le mesurer et sur le rôle de la richesse dans le bonheur (l’argent fait-il le bonheur ?) Un nouveau champ de recherche qui donne des pistes de réflexion sur le « déficit de bonheur » dans un pays objectivement riche. Seuil – 11.80€

D. Clerc : « Déchiffrer l’économiee«  : D. CLerc a été fondateur et directeur de Alternatives économiques, entre autre …C’est la 18ème édition d’un livre très pédagogique, devenu un grand classique de la formation économique : il explique le fonctionnement de l’économie, les crises actuelles, les vices et les vertus du déficit public… du « pacte de responsabilité » à la transition énergétique.La découverte, coll. Grands Repères – 19€
Les pratiques d’Alternatives économiques : « L’économie autrement » – 10€
Les pratiques d’Alternatives économiques : « Transports et écologie« – 10€
Attac : « Les naufragés du libre échange, e l’OMC à Tafta« -10€

DESOBEISSANCE:

B. Langlois : « vous n’êtes que des poires « (7€)
H.-D. Thoreau : « La désobéissance civile »
– « Désobéir avec les sans-papiers« -5€
– « Désobéir au colonialisme« -5€
– « Désobéir à Big Brother« -5€
S. Latouche : « Jacques Ellul contre le totalitarisme technicien » (Coll. Les précurseurs de la décroissance)-8€

DYSCHRONIES ECONOMIQUES:

N. Spinrad : « Continent perdu« – 7€
L. Aldani : « 37° centigrades« – 6€

PSYCHOLOGIE :

M. Rufo : « Frères et soeurs, une maladie d’amour« -occas :3€
J. Salomé : « Contes à guérir, contes à grandir« – 7€

LETTRES:

E. Orsenna : « La révolte des accents« – Occas :7€
E. Orsenna : « Et si on dansait ?« – Occas :7€
Une exploration originale et ludique des territoires mystérieux de la langue française !

A. Breton : « Anthologie de l’humour noir« – Occas :3.50€
J.-M. Gourio : « Les nouvelles brèves de comptoir« – 20.00€

THEMES RELIGIEUX :

A. Landêche : « Je t’ai gravé dans la paume de mes mains« – 15€
R. Debray : « Un candide en Terre sainte« -Occas : 12€
Régis Debray a refait l’itinéraire de Jésus à travers le Proche-Orient d’aujourd’hui. C’est un regard sur le vécu de la foi qui, par les vérités surprenantes ou rebutantes qui apparaissent, peut servir à la connaissance du monde profane.
Saint Augustin : « Les confessions« -GF-Flammarion – 5.40€
E. Carrère : « Le royaume« -Occas : 12€
J. D’Ormesson : « Comme un chant d’espérance« – Pas tout à un livre religieux, « Comme un chant d’espérance » est toutefois une réflexion métaphysique sur la vie des « pauvres hommes, aveuglés par l’orguiel, condamnés à l’éphémère, emportés par le temps et dans le présent éternel qui finiré bien, un jour ou l’autre, par s’écrouler à jamais dans le néant de Dieu et dans sa gloire cachée ». Occas : 10€
E.-E. Schmitt : « La nuit de feu« – Occas : 8€

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